Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/05/2020

Taille en vert et lutte anti-parasitaire

Huit arboricoles en herbe ont participé à notre première formation post confinement dirigée par Eugène ce samedi 16 mai. Equipés d’un masque et en respectant la distanciation physique, nous avons visité le verger école avec pour sujet la taille en vert.


Taille en vert.JPG

Au contraire de la taille en sec effectuée pendant l’hiver, lorsque les arbres sont en dormance, la taille en vert s’effectue sur les arbres avec feuillage. Au cours du printemps, les arbres profitent de l’eau de pluie et du soleil pour se développer avec vigueur, parfois de façon anarchique. La taille en vert consiste à orienter la croissance vers les branches charpentières. On supprime les gourmands qui sortent du tronc, surtout ceux en dessous du point de greffe. On ébourgeonne ou on coupe carrément les rameaux verticaux qui épuisent l’arbre dans sa course à la production de bois. Le but est de renforcer les rameaux orientés entre 0 et 45° par rapport à l’horizontale pour favoriser la fructification.

Un 2ème volet de formation sur la taille en vert aura lieu le samedi 25/07. Il s’agira alors de réduire la couverture foliaire (on enlève les feuilles qui font de l’ombre aux fruits) pour favoriser la maturation des fruits. Pour en savoir plus sur l’aspect théorique, notre association publie des cahiers sur la taille, la greffe et la lutte contre les maladies et les parasites.

En complément de ce cours de taille, nous avons confectionné un purin d’ortie. Après l’épisode pluvieux de début mai, les orties s’étaient bien développées au verger. Nous avons prélevé environ 1kg de tiges et feuilles que nous avons hachées au sécateur et tassées dans un seau en plastique (éviter un récipient métallique). Il suffit ensuite d’ajouter 10 litres d’eau de pluie (éviter l’eau chlorée qui inhibe le développement des bactéries) et de laisser fermenter. Stocker le seau à l’abri du soleil et remuer de temps en temps. Le purin est mûr lorsque les bulles ont disparu à la surface, le processus dure entre 1 et 2 semaines. Il faut ensuite le filtrer pour l’utiliser en pulvérisateur et le diluer car il est très concentré en principes actifs.

En traitement foliaire (pulvérisé sur les feuilles, diluer à environ 50%), il permet de lutter contre les attaques d’insectes (acariens, pucerons) et de champignons (oïdium, mildiou).

En arrosage sur le sol (diluer à environ 10%), il fortifie les végétaux grâce à son action sur le système racinaire. En plus d’être riche en azote, en oligo-éléments et en minéraux, il apporte les bactéries, enzymes et ferments qui permettront un meilleur échange entre le sol et les racines.

Comme le purin de consoude (voir article précédent), il permet aussi d’activer la fermentation du compost.

En conclusion, c’est simple à faire, c’est gratuit (on trouve des orties, de la consoude et autres végétaux dans la nature) et c’est un bon ersatz aux pesticides et aux engrais chimiques !

IMG_3040.JPG

Écrire un commentaire